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Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé dessiner. Je m’amusais à faire des portraits de mes parents, de mes amis ou bien reproduire des paysages, des dessins ou des BD. Cela a continué à l’école où je faisais toujours 2 ou 3 fois le travail demandé. Le fait de faire de la peinture est venu plus tardivement, il y a environ 15 ans lorsque j’ai rencontré mon beau-père. C’est lui qui m’a guidé et initié à l’aquarelle. Il m’a offert mon premier pinceau et nous sommes partis peindre en plein air dans les vignes du mâconnais. Quels merveilleux moments de quiétude, de calme, où l’on peut s’exprimer à travers un tableau. La passion de l’enfance avait enfin trouvé un moyen de s’exprimer avec une technique particulièrement difficile à maitriser : l’aquarelle. N’ayant jamais pris de cours de dessin ou de peinture, j’ai beaucoup appris dans les livres et en cherchant à reproduire des techniques différentes. C’est une longue école parsemée de beaucoup d’essais, de réflexion, d’analyse et de compréhension de cette peinture vivante que je poursuis encore aujourd’hui. L’aquarelle est exigeante mais elle permet de créer. Elle ne laisse à nos yeux que le souvenir des pigments que l’eau a transporté sur la feuille. Et pourtant, avec cet élément si fluide il faut savoir être patient, attentif, admiratif et parfois guider à peine son chemin. A l’inverse, il y a des moments où il faut observer et agir dans un laps de temps très court, où la rapidité d’intervention et la promptitude des réflexes sont nécessaires. Il faut se mettre au diapason de l’eau si l’on veut avoir une vraie démarche créative. En tout cas, l’eau me tient en alerte à chaque instant et c’est son mouvement que je cherche à faire revivre.
C’est aussi une adéquation et une harmonie entre la qualité du papier, des pigments et de la maitrise de l’aquarelle qui permet d’accomplir un tableau. C’est cette démarche que j’utilise pour associer dans mes toiles des fondus que je contraste avec quelques détails précis. J’utilise les ombres et la lumière à travers les vides pour faire vivre des émotions, créer des atmosphères et enfin interpeller votre attention. J'ai exposé mon travail à plusieurs reprises, notamment lors de la foire de Tarentaise à Bourg St Maurice (2004), durant les estivales de Novalaise, lors de l'été des peintres de montagne à Notre Dame de Bellecombe, dans plusieurs établissements hôteliers et ponctuellement lors de « journées peintures ».
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